Formation SST à Toulouse : préparer les équipes de l'aéronautique, de l'industrie et des services

Apolline Lemondine

Formation SST à Toulouse : préparer les équipes de l’aéronautique, de l’industrie et des services

Dans un atelier de sous-traitance aéronautique de Colomiers, un technicien ajustait une pièce sur un banc quand il s’est entaillé profondément la main avec un outil de découpe. Le sang coulait vite. Sa voisine de poste, formée au secourisme du travail l’année précédente, a réagi sans hésiter. Elle a fait asseoir le blessé, comprimé la plaie avec un pansement propre, demandé à un collègue d’appeler le 15 en donnant le nom du bâtiment et l’entrée à utiliser, puis surveillé le technicien jusqu’à l’arrivée des secours. L’atelier a repris son activité normale dans l’heure qui a suivi, et le blessé a gardé l’usage complet de sa main.

Un bassin d’emploi aux risques variés

L’agglomération toulousaine réunit des activités très différentes. L’aéronautique et le spatial, avec leurs nombreux sous-traitants à Blagnac, Colomiers ou Saint-Martin-du-Touch, côtoient l’industrie, le bâtiment, la logistique de la zone d’Eurocentre, la santé, l’enseignement et un secteur tertiaire important. Chaque activité présente ses propres risques : coupures et projections dans les ateliers, chutes sur les chantiers, écrasements en logistique, malaises dans les bureaux et les commerces.

Dans tous les cas, le premier témoin d’un accident est un collègue. Le Code du travail demande à l’employeur d’organiser les premiers secours, et le sauveteur secouriste du travail en est la réponse la plus lisible. Il sait protéger, examiner, faire alerter et réaliser les gestes adaptés en attendant les secours publics.

Ce que le sauveteur apprend à faire

La formation suit le référentiel national défini par l’INRS. Le sauveteur apprend d’abord à protéger, en supprimant le danger ou en s’en isolant, pour éviter un suraccident. Il apprend ensuite à examiner la victime pour repérer les signes qui menacent sa vie, puis à faire alerter les secours avec un message précis.

Viennent enfin les gestes : arrêter une hémorragie, libérer les voies aériennes d’une personne qui s’étouffe, placer une victime inconsciente qui respire en position latérale de sécurité, masser et utiliser un défibrillateur en cas d’arrêt cardiaque, prendre en charge une brûlure ou un traumatisme. Le sauveteur joue aussi un rôle de prévention, en signalant les situations dangereuses qu’il repère au quotidien.

Une formation intra adaptée à votre activité

Human Formation, organisme certifié Qualiopi et habilité INRS, propose une formation SST à Toulouse uniquement en intra, dans vos locaux. La formation initiale dure 14 heures sur 2 jours, pour 4 à 10 stagiaires, et le certificat reste valable 24 mois. Le tarif démarre à partir de 1 200 € HT.

Dans un atelier aéronautique, les exercices portent sur les coupures, les projections dans l’œil, les brûlures et les malaises au poste. Sur un chantier, ils portent sur les chutes et les écrasements. Dans un bureau, sur le malaise en réunion ou l’étouffement pendant la pause. Les stagiaires repèrent aussi le défibrillateur le plus proche et le chemin que suivront les secours, souvent compliqué sur les grands sites industriels où les accès sont contrôlés.

Sur ces sites, l’organisation de l’accueil des secours mérite une attention particulière. Badges, barrières, gardiennage et bâtiments numérotés peuvent retarder l’arrivée des pompiers si personne n’a prévu de les attendre à l’entrée. La formation permet de définir qui ouvre, qui guide et par quel chemin.

Les risques chimiques méritent aussi une place dans la formation pour les ateliers de traitement de surface, de peinture ou de composites, nombreux dans la sous-traitance aéronautique. Le sauveteur apprend à réagir face à une projection de produit dans l’œil ou sur la peau, en s’appuyant sur les fiches de données de sécurité et sur les douches et rince-œil installés dans l’atelier. Ces équipements doivent être connus de tous, accessibles et régulièrement vérifiés. Un exercice sur place, avec le vrai matériel, permet de vérifier que chacun sait où ils se trouvent et comment les utiliser pendant les longues minutes de rinçage recommandées.

Répartir les sauveteurs et suivre les certificats

Choisissez vos sauveteurs de manière à couvrir chaque atelier, chaque bâtiment et chaque horaire. Dans les entreprises qui travaillent en équipes successives, une session peut être organisée pour chaque équipe, ou regrouper des salariés de plusieurs équipes. Pensez aussi aux sites secondaires, aux équipes de maintenance et aux salariés qui interviennent régulièrement chez les clients.

Le certificat expire au bout de vingt-quatre mois. Le recyclage, appelé MAC SST, entretient les gestes et prolonge la validité. Tenez un tableau simple avec le nom, l’équipe, la date de formation et l’échéance, et réglez une alerte six mois avant pour programmer la session sans précipitation.

Pour recevoir un devis sous 24 h, appelez le 06 12 95 84 78 en indiquant votre activité, votre effectif et vos horaires. Deux jours de formation suffisent pour que, comme dans l’atelier de Colomiers, un collègue sache quoi faire dans les premières minutes, celles qui comptent le plus.